Raconter sa vie et l’écrire : pourquoi ?

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Peu de gens savent quel intérêt il y a à raconter sa vie. En même temps, la télévision passe son temps à le marteler. « M. Dupont est un homme sans histoire… ». S’il y a une phrase qui m’agace au plus haut point, c’est bien celle-ci. On l’entend en général dans les reportages ou les documentaires relatant des affaires judiciaires marquantes. On pense ce que l’on veut de ces émissions, de qualité très inégale. Mais cette phrase a le don de me hérisser le poil. Parce que cela n’existe pas, tout simplement. Tout le monde serait donc heureux, penserait Simone de Beauvoir ? Je ne sais pas, néanmoins, tout le monde a une histoire. Chacun d’entre nous a quelque chose à raconter. Et devrait le faire pour beaucoup de raisons. En voici quelques-unes.

Se délecter de son récit

Se plonger dans ses souvenirs et les confier à une personne pour qu’elle les couche sur le papier peut rapidement devenir une vraie source de joie. Les personnes avec lesquelles je travaille le montrent et l’expriment assez souvent pour que je puisse l’affirmer. C’est parfois un détail de leur maison d’enfance ou bien une anecdote qu’ils croyaient avoir oubliée leur revient et les fait sourire. Cela peut être une façon de faire, de s’habiller, une manie d’une personne qu’elles aiment ou qu’elles ont aimée.  Avantage non négligeable, une fois écrite, cette mémoire du vécu devient palpable et on peut la retrouver à loisir, comme une vieille amie qui nous attendrait toujours pour un brin de causette. Les écrits restent.

la-joie-de-raconter-ses-souvenirsRetrouver sa mémoire affective

« C’est drôle, je ne me souvenais plus que mon père faisait ça tous les matins. Maintenant, j’ai même le parfum de ce qu’il mettait dans son café qui me revient parfois… » Et le souvenir reprend vie. Il redonne le sourire. Même s’il y a un peu de tristesse dans ces émotions, elles sont heureuses.  Cela peut faire avancer un travail de deuil, de manière plus juste, moins douloureuse. Ou susciter des retrouvailles. Parfois réelles, car on peut avoir envie de reprendre contact avec quelqu’un malgré le temps passé.

Par cette démarche, on fait également des liens avec sa vie présente. Les actes d’hier ont un impact sur ceux d’aujourd’hui. Il est intéressant de retrouver les causes de ce que l’on fait ou de ce que l’on est. Dans nos gestes de la vie quotidienne comme dans notre moi profond. Pour savoir qui l’on est ou tout simplement se (re)construire.

De la nécessité de se réapproprier sa vie

Sans tomber dans une analyse freudienne dont je serais bien incapable, j’ai pu constater, dans ma propre expérience et celle des autres l’effet libérateur du récit de vie.

Se réapproprier sa vie, c’est aussi prendre conscience de ce qui ne nous appartient pas et pourtant, nous colle à la peau. Les souvenirs, si on ne s’y arrête pas sérieusement, peuvent être trompeurs. Lors d’un doute à propos de l’un d’eux, la démarche du récit de vie pousse à aller au-delà et à se renseigner auprès des autres, à enquêter même, afin de recouper les choses. Cela permet de connaître, sinon la vérité, du moins ce qui s’en approche le plus : une plus juste appréciation d’un événement.

Communiquer différemment avec son entourage

Dans cette optique, on constate également que la démarche biographique, loin d’être uniquement centrée sur soi, permet de se rapprocher des autres et d’enfin parler de choses importantes. Et éventuellement, de crever des abcès douloureux ? Quoiqu’il en soit, retrouver de l’assurance dans ses souvenirs contribue à fonder une certaine assurance dans sa propre existence et sa relation aux autres. Le sac de nœuds de notre mental s’allège de quelques entrelacs qui finalement, n’avaient rien à faire, ni dans notre conscient, ni dans notre subconscient. Seul le temps les avaient mis dans un brouillard déroutant, dispersé enfin par la clarté des échanges du narrateur avec les autres et avec son biographe. La biographie n’est pas une psychothérapie. Mais elle peut contribuer à rendre plus efficace une démarche de soins. Tout comme les médecines douces : elles ne soignent pas tout, mais elles se révèlent des soutiens éclairants dans le cheminement thérapeutique.

Mieux se connaître, mieux se faire connaître… Et mieux se reconnaître !

Parler de soi, raconter sa vie. C’est très compliqué pour beaucoup d’entre nous. Et surtout à ses proches ! A part dans des situations bien précises, on ne fait qu’effleurer les choses. Il n’est souvent pas nécessaire d’en faire plus. Du moins est-ce ce Raconter-sa-vie-cest-renouer-avec-les-siensque l’on croit. Néanmoins, lorsque l’on raconte son enfance ou ses expériences, on parle aussi des autres : de sa famille, de ses amis, de l’histoire de chacun de ceux qui ont croisé note route. A ce propos, je voudrais vous raconter deux anecdotes personnelles. Puisque mon métier est de faire raconter leur vie aux autres, autant que je montre l’exemple.

La première est assez récente. Elle concerne, indirectement, un proche de mon compagnon. Avec ce dernier, lors de notre rencontre, nous avions déjà pas mal échangé sur nous-mêmes et nos histoires familiales assez complexes, sans être pour autant inextricables. Cependant, quelques années plus tard, j’ai eu l’occasion de lire le récit biographique de jeunesse de l’un de ses oncles. J’y ai retrouvé les principaux éléments de l’histoire familiale, que j’avais entendue raconter par mon compagnon. Cependant, les recherches très sérieuses accomplies par ce monsieur en éclairaient certains aspects d’un jour nouveau. Sans compter le plaisir de lire cette histoire, dont il a également fait de très belles chansons.

Sortir des incompréhensions

De plus, cet oncle avait un point de vue différent : le vécu de sa jeunesse auprès du père de mon compagnon m’a appris beaucoup de choses. En particulier sur la teneur de la relation de ce papa avec ses deux fils. Je ne détiens pas toutes les clés de compréhension, mais cela m’a ouvert les yeux et aidée bien souvent à mieux recevoir les agissements et réactions de mon compagnon, à l’aune de ce que j’avais appris.

La seconde anecdote n’en est pas vraiment une. C’est en fait un regret. Avec mon propre père, les liens sont aujourd’hui affectueux, mais assez distendus, pour un certain nombre de « raisons ». Recevables ou pas. Néanmoins, j’ai pu reconstituer, à force de rappeler à ma mémoire ce qu’il nous en avait dit, ce qu’avait pu être sa propre enfance. Ma vision en restera malheureusement toujours tronquée. Pourtant, je suis absolument convaincue que d’en avoir une notion plus complète et plus claire m’aurait aidée à comprendre sa façon d’être père. Je me serais libérée plus vite de certains poids, de responsabilités qui n’étaient pas les miennes. Qui sait, nos relations s’en seraient peut-être trouvées mieux, ou au moins simplifiées ? Mon père parle beaucoup mais n’a rien su raconter sur lui-même.

Peut-être aurait-il dû passer par l’écrit ?

Et si vous y pensiez vous aussi, pour vous ou l’un de vos proches ? Contactez-moi pour en parler…

Faire-écrire-sa-biographie

Stratégie éditoriale : introduire pour optimiser

Tout ce que vous partagez sur vos réseaux sociaux doit être introduit de manière à servir votre stratégie éditoriale et votre sujet central. Une évidence ? Pas tant que ça, étant donné ce que l’on peut voir tous les jours.

Certes, choisir les mots pour introduire vos publications vous prendra du temps. Cependant, vous en verrez les résultats, sur moyen ou court terme. D’autant que l’expertise que vous mettrez en œuvre en prenant une connaissance approfondie d’un contenu vous évitera des erreurs d’interprétation. Rendre attrayant le sérieux d’une information, c’est servir votre ligne éditoriale et votre stratégie numérique.

Valoriser son propre contenu web

On publie sur les réseaux sociaux pour valoriser son propre contenu. L’introduire de manière efficace est primordial, pour donner envie à l’usager d’aller plus loin. La plupart des sites proposent des applications/extensions de partage automatique sur les réseaux sociaux. Cela peut paraître pratique – et d’un certain point de vue, ça l’est – mais pour ma part, j’en suis revenue assez vite. Besoin de tout maîtriser ? Peut-être bien, j’en parlerai à ma psy ! 🙂

Avec cette méthode, l’introduction reprend sans filtre les premières phrases de l’article. Et ce sans discernement ni adaptation aux médias sociaux. Voilà qui a fait dresser les cheveux sur ma tête de Community Manager. J’ai donc coupé tous les partages automatiques et posté mes propres articles comme je le fais pour mes commanditaires. C’est-à-dire en les introduisant de manière à faire interagir le contenu avec les réseaux sociaux concernés.

Comme pour un chapeau d’article de presse, on doit à la fois savoir de quoi vous allez parler – votre stratégie éditoriale doit être claire. Mais aussi avoir envie d’en savoir plus. Tout dire en laissant planer le suspense. Non, ce n’est pas impossible, mais cela demande beaucoup de travail. Pour quelques lignes d’introduction, que d’essais, de révisions, de réflexion. De ce point de vue, Facebook comme LinkedIn ont un avantage non négligeable : la possibilité de modifier ses publications !

QQOQCCP : nécessaire pour écrire, nécessaire pour introduire

Plusieurs stratégies s’offrent à vous pour attirer l’œil et éveiller l’intérêt : questionner, interpeller, commencer par nommer le sujet central en quelques mots voire en un seul…

Le fameux « Quoi, Qui, Où, Quand, Comment, Combien, Pourquoi » ou méthode de questionnement vous a été utile pour écrire votre article ? Elle va l’être aussi pour le valoriser.

Stratégie-éditoriale-réseaux-sociaux-introduire-vos-publications

Dans cet exemple, l’introduction n’est pas mal, mais il y a des choses à revoir, comme l’ordre des phrases. A tout prendre, la dernière phrase serait mieux en premier. Quoiqu’il en soit, plusieurs choses sont importantes : ni trop long, ni trop concis. Et l’on sait de quoi on va parler.

Introduction et meta description

Il est intéressant de faire apparaître également, si on y parvient en peu de mots, le comment et le contexte. C’est encore mieux s’ils se lisent entre les lignes. D’autant que l’extrait de contenu apparaissant dans l’aperçu du lien donne normalement des informations concises, complétant votre introduction. Dans cet exemple, il me paraît assez bien pour rester tel qu’il est. Cet extrait est non seulement utile pour le référencement de votre article via la meta description, mais aussi pour vos publications sur les réseaux sociaux. D’où l’importance d’y porter également une grande attention lors de la rédaction de votre contenu éditorial.

En effet, cet extrait apparaîtra également si un autre usager du web partage votre contenu sur ses réseaux sociaux. En tant que Community manager, je sais à quel point l’aperçu et la valorisation des articles est important pour la qualité d’une publication, quels que soient le contenu et sa qualité intrinsèque.

Valoriser sa veille pour servir sa stratégie éditoriale

Cliquer n’est pas poster. Derrière le clic, et surtout avant, on met en œuvre tout un travail d’analyse, de tri et de réflexion. S’il s’agit d’un contenu issu d’une veille informative, quand on sait tout le travail que cette dernière demande, il serait dommage de ne pas mettre en lumière la raison pour laquelle cette information – article, image, vidéo – a été retenue.

Même si votre veille est efficace, il a fallu écrémer les contenus pour tirer le meilleur de l’information sur votre sujet. Si vous voulez que tout ce travail soit efficace, l’étape suivante est de valoriser l’information. Pourquoi la publiez-vous ? Parce qu’elle apportera quelque chose aux usagers qui vous suivent. Et ceux-ci doivent le comprendre tout de suite, même si votre contenu habituel a installé la confiance. Il est important que vous montriez que votre publication n’est pas automatique : vous avez pris connaissance du contenu et savez pourquoi il est intéressant. A vous également de pointer sur une phrase clé de l’article, sur un participant, en le citant si possible. Vous pouvez également prendre un léger contrepied et cibler sur un élément pas forcément majeur de l’article. Ce dernier doit bien sûr intéresser votre réseau ou servir directement votre stratégie éditoriale.

L’expertise au cœur du post

Cette manière d’introduire ses postes montre une expertise, une réflexion : il ne s’agit pas de relayer aveuglément et votre travail de recherche d’information de qualité doit transparaître, que ce soit pour votre propre réseau professionnel ou pour ceux de vos clients.

stratégie-éditoriale-réseaux-sociaux-introduire-vos-partagesIci, sur les cinq innovations, seules les algues intéressaient le réseau. Sans l’introduction, les followers n’auraient pas forcément été voir plus loin et n’auraient pas compris le partage. La méthode diffère peu du partage de votre contenu propre : essayez juste de rendre service à votre réseau tout en rendant à César ce qui est à César. Le producteur du contenu partagé doit se sentir valorisé par votre post. Comme dans le cas d’un partage direct à partir d’un compte que vous suivez.

La stratégie éditoriale, c’est aussi partager efficacement

Parfois, c’est sur d’autres comptes que l’on trouvera son contenu éditorial. Rien n’empêche alors de le partager en direct.  Mais cela n’empêche pas de donner un minimum de corps à ce partage éclair en quelques mots bien choisis.

S’il s’agit d’un compte partenaire, cela permettra de valoriser son contenu : s’intéresser aux autres est un bon moyen pour qu’ils s’intéressent à soi. Cela vaut dans la vie, cela vaut aussi sur le web ! Sur Twitter, on peut plus facilement partager directement. Mais il n’est pas interdit, quand un lien est particulièrement intéressant, de donner un éclairage personnalisé au partage. Sur Facebook, c’est presque incontournable. Le partage brut me paraît peu judicieux, du moins sur un compte professionnel. Sur vos réseaux personnels – bien protégés – vous faites ce que vous voulez. A contrario, sur un compte pro, vous devez être toujours attentif à l’enrichissement intellectuel et informatif de vos fans ou de vos followers.

En résumé, gardez en tête que votre expertise et votre crédibilité doivent sauter aux yeux le plus souvent possible. Rendre attractifs vos posts tout en conservant votre crédit fiabilité est un grand défi de la structuration de votre stratégie numérique. Cependant, vous verrez que sur le long terme, vous y gagnerez en termes d’impact, de visibilité et de fidélité.

Quand l’actualité brûle !

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Polémique sur les réseaux : quel kit de survie en cas d’urgence ?

La vie du/de la Community Manager peut paraitre un long fleuve tranquille. Pas si évident. Tout dépend du champ d’activité du commanditaire de la prestation. Vous travaillez pour un fabricant de lacets ? Bim ! On vous colle un projet de réforme de l’apprentissage des nœuds de chaussure ! Blague à part, il est toujours possible de devoir faire face à une actualité dite « brûlante », qui demandera à l’animateur de réseaux sociaux une vigilance accrue.

Quand cela arrive, il faut d’abord analyser à quel type d’actualité on a affaire et sa portée potentielle, positive ou négative. Ensuite vient le temps de réagir, d’adapter les publications dans un cadre posé en lien avec le commanditaire. Pour finir, il y a un après :  savoir piloter la sortie des publications liées à la polémique ou au « buzz », ou l’équilibrer avec d’autres sujets.

Actualité chaude : analysons calmement la situation

Paradoxalement, l’attitude à bannir en cas d’actualité urgente à traiter, c’est de se jeter sur le clavier. Avant d’appuyer sur le bouton zone rouge, étudions le cas.actualité-zone-rouge-sur-le-web-lesecrits-restent De quel type de nouvelle s’agit-il ? Est-ce une actualité généraliste mais qui regarde de près le domaine de prédilection ou d’activité de votre client ? Cela le concerne-t-il directement ? Était-ce prévu voire anticipé avec le commanditaire ? Il peut s’agir d’un événement organisé par le client lui-même, ou bien auquel sa participation est prévue de longue date. Dans cette éventualité, le CM choisira le ou les réseaux sociaux les plus à même de relayer les informations distillées durant la manifestation – en Live-Twittant, par exemple. Il sera attentif à cibler les éléments saillants et propres à attirer l’attention. La modération pourra lui demander plus de travail, en cas de réactions, appropriées ou non, des usagers des réseaux sociaux. Ce qui aura – bien sûr 😉 – été anticipé avec le client. Auquel cas, bravo, car on a mis en place une stratégie réactive, avec une ligne de conduite. Si ce n’est pas le cas, il faudra revoir le mode de communication avec le client : a-t-on posé les bonnes questions ? Noté les bonnes réponses  ?

Autre cas de figure, il s’agit d’une actualité totalement imprévisible, pour l’un comme pour l’autre. Dans cette circonstance, une seule alternative : surseoir à la réaction de celui dont on représente le nom – mieux vaut garder le silence plutôt que de gaffer sous le logo du commanditaire – et empoigner son téléphone pour l’appeler. Si lui-même ne l’a pas déjà fait.

Derrière l’urgence, un contenu et une ligne de conduite solides

Moment crucial, le point avec le commanditaire donne le « la » de la suite des événements.  Parfois, on s’est affolé pour rien et la nouvelle n’a pas d’importance en soi. Ou à l’inverse et plus rarement, le commanditaire n’a pas pris la mesure de l’impact possible.  S’il s’agit d’un gros morceau, comme par exemple dernièrement les annonces gouvernementales concernant l’APL et le logement social, l’information viendra via le système d’alertes habituel. Le client est peut-être alors en capacité de créer son propre contenu rédactionnel. C’est celui-ci qu’il faudra relayer au plus vite. Sinon, la veille devra s’axer sur cette zone rouge de l’information. Le plus compliqué n’étant pas alors de trouver l’actualité, mais plutôt de la trier. D’autant que les influenceurs suivis sur les comptes du commanditaire ne laisseront pas de communiquer sur le sujet.

Retwit or not retwit…

A partir de ce moment, tout est dans l’art du dosage. Publier ou ne pas publier. Retweeter ou ne pas retweeter. La tentation sera grande de partager aveuglément à partir du ou des comptes leaders dans le travail d’information sur le sujet. Mais le risque est grand également de tomber dans la répétition. De fait, si le type d’information et leur teneur – indignation, lutte, refus, satisfaction – ne changeront pas, l’introduction des publications fera la différence. En zoomant à tel moment sur tel détail d’un article ou en présentant les choses de manière inattendue actualité-le-contenu-est-roi-lesecrits-restent– ironique, naïve, humoristique, indignée… – on aura plus de chances d’attirer l’attention au milieu du flux de partages. Si ce n’est pas en quantité, ce sera de l’attention de qualité. Du contenu, toujours du contenu. Au sens noble du terme.

Réagir en temps réel

La communication sur le web est une activité vivante. Cependant, pour occuper l’espace virtuel au mieux, mieux vaut, en général, répartir son contenu de manière harmonieuse et organisée. Pour parler simplement, on programme ses publications. Or, en cas de périodes d’actualité « chaude », la programmation devient un outil dangereux. Mieux vaut s’en passer le plus possible, car le contenu perd vite sa valeur informative dans ces situations. En effet, ce que l’on aura programmé pourra être démenti, infirmé, complété ou corrigé avant même d’être publié. Une information chasse l’autre. Mieux vaut rester silencieux en dehors des moments où l’on peut être présent en direct plutôt que d’occuper l’espace avec des contenus décalés. Ou alors, trouver des contenus qu’il est possible d’éditorialiser en faisant allusion au « buzz » récurrent. Par exemple, toujours sur la thématique logement social :

Actualité-urgente-information-généraleVoilà un moyen de relayer une information  importante sans pour autant se décaler totalement du champ d’action brûlant.

Et l’émotivité, dans tout ça ?

Comme l’information, il faut la doser. Elle peut venir du commanditaire, pour lequel il s’agit d’un sujet soulevant une certaine passion. Les réseaux eux-mêmes sont électriques et si le sujet mobilise aussi le community manager, c’est le comble ! Dans tous les cas, il lui faudra laisser ses émotions de côté : ne jamais oublier que l’on parle/publie au nom de son client. S’il est vraiment trop dur d’oublier ses opinions, on reverra sa stratégie commerciale en fonction de son éthique. Quoiqu’il en soit, ne nous emballons pas. Il faut raison garder et s’exprimer avec la tête froide, en termes choisis et mesurés. De fait, les premières réactions « à chaud » prendront de plus en plus une forme raisonnée et argumentée au fur et à mesure de l’avancée dans le temps. Sans pour autant forcément perdre de sa virulence, la polémique prendra d’autres formes et selon sa nature et son impact sur la société ou le secteur, disparaitra ou non des tendances, voire des réseaux informatifs.

Après la bataille, on réorganise son camp : le retour à la « normale »

L’événement « chaud » est passé, on remballe les cartons, l’adrénaline redescend. Et on fait le point. Toujours prendre du recul. Un tweet chasse l’autre ? Il est important de faire noter ce qui a fonctionné ou pas dans la stratégie mise en œuvre. De plus, même si l’actualité a eu une présence limitée dans le temps, il est essentiel de la faire perdurer de manière équilibrée sur les réseaux : par un retour global – résumé, retour en photos – par exemple. Il est important également d’analyser les réactions des internautes. On peut faire le choix d’une publication soit félicitant de la bonne conduite web, soit rappelant, en soulignant les débordements, le respect dû à chaque internaute et à ses opinions. Puis l’on revient à la stratégie normale, en mettant bien à portée de clavier son kit de survie réactualisé. actualité-kit-de-survie-sur-les-réseaux-sociaux-lesecrits-restent

Quand la zone rouge devient zone orange

C’est à dire que l’actualité ou la mobilisation autour d’un sujet perdure. Elle perd son caractère d’urgence et prend alors une place de sujet de prédilection. De ce fait, rien n’empêche de recommencer à distiller, d’abord à doses homéopathiques, puis un peu plus avec le temps, des actualités généralistes sur la thématique globale. Cependant, l’importance du sujet brûlant ne doit pas se diluer dans sa présence constante sur les réseaux. Encore une fois, le tri des informations les plus pertinentes et frappantes, leur introduction par des mots précis et aiguisés, feront la différence.

Les méthodes les plus simples…

L’urgence et l’importance d’une actualité ne doivent pas faire perdre la tête. Le lien étroit avec le client, une veille resserrée, des contenus bien introduits et distillés au moment où l’on est certain de leur pertinence, une gestion équilibrée du retour à la « normale », voilà quelques pistes pour bien gérer les passages en « zone rouge ». Il y a bien entendu d’autres expériences et méthodes probantes, cependant, la simplicité paraît incontournable pour être efficace au quotidien comme dans l’urgence.

Bonne continuation à tous sur les réseaux !

Un artiste s’en va, la mémoire revient…

Jean Rochefort nous a quittés. On ressent le besoin de réagir, d’en parler, de vérifier que nous sommes tous touchés, proches ou pas. Du coup, la mémoire prend le dessus : attendris par les souvenirs, nous nous sentons tout de même amoindris. Mais pourquoi ?

Pourquoi un homme absolument absent de nos connaissances personnelles peut-il nous atteindre autant par son départ ? Quel deuil faisons-nous vraiment à travers l’émotion collective ? Quelle place notre culture cinématographique et notre culture tout court tiennent-elles dans notre mémoire affective pour provoquer un tel chamboulement, personnel comme médiatique ? Sommes-nous ridicules en le pleurant, en exhibant notre tristesse, chez soi comme sur les réseaux sociaux ?

Autant de questions qui me viennent à l’esprit et n’allègent en rien mon chagrin de cinéphile.

Quand un grand artiste, une grande artiste, s’en va…

On l’aimait ou on ne l’aimait pas. Cependant, il ou elle tenait une place dite « à part » dans le paysage audiovisuel, médiatique, culturel, cinématographique, musical. Son départ fait l’objet de gros titres. De flash infos. Ces dernières années, nous avons souvent eu affaire à ces tristes actualités. Enfin, c’est-à-dire que plus on prend de l’âge, plus on y prend garde. Parce qu’on les connaît bien, ces « vieux de la vieille ». En l’occurrence, Jean Rochefort avait dépassé les quatre-vingts ans. Cela n’entame en rien l’émotion collective à l’annonce de leur départ pour d’autres lumières. Au contraire. On a eu le temps de les apprécier. De les voir changer. « Il a vieilli, non ? » Quoiqu’il en soit, l’âge venant, on a pu voir transparaitre l’homme ou la femme derrière la vedette. Parfois à son grand détriment.

Concernant Monsieur Rochefort, c’était à son grand avantage.

Le comédien et l’être humain

Quel que soit l’angle de vue adopté dans les publications rendant hommage à ce grand acteur, on insiste sur son authenticité de comédien et ses qualités humaines. Avec d’autres, il a réussi à donner à un cinéma dit « populaire » une teneur et une portée dépassant le simple divertissement. Toujours élégant, jamais hautain. Toujours sincère, jamais dans le pathos. L’amitié, avec la série des films de Yves Robert, l’amour – souvenez-vous de son joli duo avec Miou-Miou dans le Bal des Casse-pieds – la critique historique de la société, la rencontre avec les grands parmi les grands – inoubliable  Don Quichote au tournage maudit. On n’en finirait jamais, et les nécrologies ne sont jamais exhaustives. D’ailleurs, pour parler de lui, qui mieux que lui-même ? Et en baskets !

Voilà en substance une première explication au fait que Monsieur Jean Rochefort en nous quittant ait eu un tel impact sur nous et dans les médias.

Quand la mémoire culturelle rejoint la mémoire affective

En voilà un qui fait l’unanimité, d’abord par sa personnalité si riche et intéressante, mais aussi par sa capacité à être entré dans nos existences, simplement, bellement, gentiment. Avec ou sans moustache. Pour notre grand plaisir de cinéphile et d’êtres humains dotés de sensibilité. Voilà une deuxième raison, et non des moindres, à l’emballement médiatique et intime autour de son décès.

Retour sur un deuil à la fois collectif et personnel

Tout commence par la façon dont on l’a appris. C’est souvent par la télévision ou la radio, également internet. Parfois, cela vient par une autre voie. Pour Monsieur Rochefort, c’est un sms de ma sœur qui m’a annoncé la nouvelle. Cela en soi annonce sa répercussion à venir. En effet, si l’un de vos proches ressent le besoin et l’urgence de vous alerter, c’est qu’il sait que cela vous touchera. Il vous connait bien. Encore plus significatif, nous avons les mêmes souvenirs d’enfance. Nos émotions se rejoignent à distance devant l’écran, quand un film nous évoque le jingle mythique de Ciné-dimanche. Cela veut dire que demain c’est lundi, on retourne en classe… Mais aussi que, ouf ! Il y a un bon film ce soir ! On va travailler maman au corps pour pouvoir le regarder. « Il faudra être prêtes tôt, les filles, douchées et les devoirs faits ! » Et si tout est respecté, on pourra se régaler devant Pierre Richard et Gérard Depardieu, Belmondo… Ou le regretté Jean Rochefort. En France, si on aime le cinéma, on adore nos acteurs. A nos préférés, on pardonne même leurs navets ! Enfin, pour Monsieur Rochefort, je ne crois pas en connaître.

Clap de fin

Comme c’est étrange, je n’avais jamais pensé qu’il partirait. A chaque fois, quand un grand acteur, une grande actrice s’en va, c’est la même surprise. L’habitude de les visionner à volonté nous donnerait-elle une impression d’éternité ? Quelle couleur auront ses films, drôles ou tristes, à présent qu’ils lui survivent ? Que devient notre enfance quand ceux qui l’ont égayée s’en vont ? On remarque, à part : « Tiens, il avait l’âge de mon oncle, ou de ma grand-mère… » On fait le lien avec ceux qui nous sont proches et nous quitteront eux aussi un jour. Leur départ nous rapproche de notre propre finitude. Heureusement, souvent, il ont eu la bonne idée de raconter leur vie et leurs souvenirs. Comme Jean Rochefort, avec son livre biographique Ce Genre de Choses. On peut les retrouver à notre chevet, sur une couverture de livre, entre les pages… Leur mémoire leur survit, à travers leur récit. On sourira, parfois on larmoiera à la lecture de leur récit. Cette connaissance plus fine donne à leurs œuvres plus d’impact encore. A nos sentiments plus de valeur également.

Les larmes ne sont jamais vaines…

Oui, nous avons le droit de les pleurer, car ces hommes et ces femmes, par la pratique de leur art, prennent volontairement une place dans nos vies. Ils nous ont rassurés quand nous avions peur, nous ont consolés quand nous étions tristes, nous ont changé les idées quand nous broyions du noir. Des vedettes de la stature de Monsieur Rochefort  en ont également profité pour nous apporter du beau, du vrai et de l’intelligent. Ce sont aussi des monuments partagés entre les générations. Quelle belle surprise quand un jeune dit, en le voyant : « Ah, je l’aimais bien lui ! ».

Et puis regarder ensemble ces films qui ne vieilliront jamais. Rire et pleurer ensemble pour les ressusciter et leur rendre hommage.

Il n’est pas ridicule de les aimer sans les connaître « en vrai ». Pas interdit d’avoir chacun sa mémoire d’un artiste et de son œuvre. Mais il est essentiel de le partager.

Reconnecter, ça a du bon…!

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C’est décidé, cette année, je donne à fond dans le poncif de la rentrée et je l’assume. J’aurai le temps de faire original au cours de l’année. Et j’espère bien y arriver ! Réseaux sociaux, sites, chantiers biographie en cours : après la traditionnelle « pause estivale », je fais le point pour me reconnecter du bon clic ! Chercher et créer, écrire et publier, ça m’a manqué, finalement. Allez, c’est reparti pour une nouvelle année, pleine de surprises et de rencontres, d’envies et de satisfactions.

blog-les-ecrits-restent-redaction-web-Morbihan-Bretagne-Vannes-reconnecterPour commencer, mes rentrées ne ressemblent plus vraiment à celles que je vivais auparavant : moins abruptes et moins stressantes. Je sens aussi le travail accompli porter ses fruits et l’expérience me donner des ailes : ça risque de bouger, et du bon côté ! Mais surtout, je réalise après une année d’indépendance professionnelle que rester connectée, ce n’est pas perdre le contact. Découvrez un de mes « trucs » pour ne pas m’oublier moi-même dans mes activités multiples et variées.

Rentrer ou reconnecter ?

Cahiers neufs, crayons bien taillés et pantalons trop courts pour les enfants. « Ils ont bien grandi cet été, non ? ».

Idées neuves, motivation bien affûtée et pantalons trop serrés pour les grands.  « On a fait pas mal de barbecue cet été, non ? ».

Fait-on encore « sa rentrée » quand on est adulte ? Pour rentrer, il faut déjà être parti. De fait, ce n’est pas le cas de tout le monde. Les enfants, eux, sortent de l’école en juillet, pour n’y entrer de nouveau qu’en septembre. Aujourd’hui, dans le monde du travail, on parle plus facilement de « déconnecter ». Donc rentrer, c’est reconnecter ? Cela se tient, notamment si l’on considère qu’on prend des vacances pour éviter que les fils se touchent un peu trop. Quand on voit l’état de nerfs dans lequel on se trouve parfois au moment de s’arrêter, c’est un peu ça, non ?

Cette année, pour rentrer, j’ai juste déterré l’ordinateur de sous les livres de l’été, accumulés par-dessus pour l’oublier un peu. Le dépoussiérer. Soulever l’écran et appuyer sur la touche « On ». Petit battement de cœur à l’ouverture des mails : y-a-t-il eu un souci sur les réseaux sociaux pendant mon absence ? Apparemment non. Ouf ! On est encore en août, tout est relativement calme. Septembre arrive gentiment. Les partenaires de travail rentrent au compte-goutte, les rendez-vous commencent à s’organiser. Les moments agréables du retour aussi : premiers cafés ou apéros avec d’autres indépendants du web, promesses de rencontres sympathiques ou de revoir des têtes connues et chaleureuses.

Reconnecter, ça a du bon.

Rentrée web : élan créatif dans l’air ?

Comme à l’époque, au lycée, retrouver un réseau social ou un site internet après une bonne pause, c’est retrouver de vieux amis. Si le réseau fonctionne déjà bien, on revoit des comptes connus, on sourit quand on reconnaît les fidèles et les plus « accros » à nos publications. Oui, même sur Twitter, Instagram et Facebook, on reconnaît ses amis. Et de nouveaux sont arrivés, génial ! Et que vais-je programmer pour mon blog ?connecter-web-réseaux-sociaux-blog-rédaction-web-reconnecter-Vannes-Morbihan-Bretagne

Le travail accompli n’a pas trop souffert de l’arrêt momentané ou de la baisse d’activité. Je ressens de nouveau la satisfaction d’intéresser les personnes connectées. Et l’envie de publier, encore et toujours, du contenu efficace et enrichissant, rédigé pour le meilleur du web.

Relancer sa veille

Ah, bravo ! Cette année, je n’avais pas oublié d’annuler mes alertes. Je n’ai donc pas plusieurs centaines de mails à supprimer – oui, c’est du vécu : ma première matinée de travail l’année dernière, c’était ça ! Ma veille en est facilitée; du coup, je reprends le train en marche à la station « mois d’août » pour rouler paisiblement jusqu’à septembre. Ce n’est pas plus mal : l’information périme plus vite qu’une confiture mal refermée.

Je reprends le fil de la recherche et de la création de contenus. L’imagination s’est nourrie du repos. Quel plaisir ! Pourtant, je sais qu’il y aura des moments de fatigue, de doute. Néanmoins, c’est toujours aussi palpitant de me demander ce qui va sortir de mon clavier. Sur quels sujets ? Sous quel angle d’approche ? Pour qui ? Quand ? Comment ? Dans quel but ? Qu’apprendrai-je aux autres et qu’apprendrai-je moi-même ? Comment serai-je encore plus efficace ? Quelles réactions cela suscitera-t-il ? Comment répondrai-je aux réactions, positives comme négatives ? Il y a du nouveau à faire et à inventer, avec plus d’expérience et plus de doigté que l’année passée.

Ça a du bon de reconnecter.

Garder le contact : cette année, c’est promis, je vous écris !

Bien sûr, il y a le petit coup de cafard. Tellement de temps passé avec les gens aimés : famille proche ou lointaine, amis-es, amoureux-se. La maison est bien vide quand la smala des neveux et nièces est partie. « On s’appelle plus souvent, hein ? Il ne faut pas qu’on laisse trop de temps passer sans se voir ! » Jolies promesses de l’au revoir, jamais tenues, ou si rarement. Ça y est, la valise est rangée avec des cotons de lavande, jusqu’au prochain départ. Hop, on repart dans la vie professionnelle numérique et la vie de tous les jours, plus prosaïque. Cependant, comment se reconnecter sans perdre le contact avec la vraie vie ? On ne se trouve jamais en phase pour s’appeler les uns les autres, tout le monde est toujours occupé. On a repris le fameux « rythme ».

Éloge de la correspondance

Et pourquoi pas écrire ? Il n’y a pas que le téléphone, ou Skype, ou What’s App. lettre-mail-raconter-proches-correspondance-vie-mots-écrire-reconnecterRetrouvons la joie de parler aux autres en correspondant avec eux. Papier-stylo ou clavier-écran, lettre ou mail, peu importe. Notre époque regorge de moyen de communication. Beaucoup ont besoin des mots et de l’écrit. Sinon, je vous propose les ronds de fumée, mais pas sûr que vos proches voisins apprécient.

Ce petit moment passé à envoyer quelques mots aux personnes que j’aime, je me le donne à moi-même pour mieux le leur offrir. Et ça, ça ne se comptabilise pas en points d’ancienneté ni en taux de rendement. C’est un petit morceau de ma vie que je partage. Une petite trace de ce que je suis, de qui je suis. Comme sur ce blog, où mon moi professionnel rencontrera sûrement de temps en temps un petit peu de mon moi personnel. Car les deux sont, quoiqu’on en dise, indissociables.

Prendre la peine de mettre son histoire en mots destinés aux autres, c’est voir plus clairement ce qu’elle vaut. C’est à dire toujours beaucoup plus que ce que l’on croit.

Et ça aussi, c’est rester connecté !